Lundi 27 Février 2012 – 20h

LE DOUANIER ROUSSEAU (1844-1910), UN PRIMITIF PERDU AU MILIEU DES MODERNES

L’homme, natif de Laval, était destiné à être un obscur, un sans grade, un oublié de la vie. Employé d’octroi, il est tout à la fois poète rimailleur, écrivain de pièces de théâtre, violoniste et compositeur de chansons et de valses, et peintre amateur à ses heures. Sa chance c’est de rencontrer Signac qui lui ouvre les portes du salon des indépendants en 1886. A partir de ce moment, il se croit un vrai peintre et le plus extraordinaire c’est qu’il le devient ! Lui, moqué par ses proches et par d’autres artistes, réussit à se forger un style, un univers pictural et poétique naïf, aux riches décors floraux et exotiques. Ce solitaire, mort dans l’indifférence de ses contemporains, a laissé des chefs-d’œuvre immortels pour le XXème siècle : « La charmeuse de serpents », « Le rêve », « La bohémienne endormie » ou les délicieux « Joyeux farceurs ».

G.C.