Gilbert Croué Historien d'Art, Nice Par Gilbert CROUÉ

AF-ArtContemporain_A3

Jeudi 20 Octobre 2016 – 19h30

Maison des Associations

9 rue Louis Braille – Cannes

Conférence audio-visuelle – Histoire de l’Art

Conférencier : CROUÉ Gilbert – Historien d’Art

Pour des amateurs d’art, avoir une connaissance des pratiques artistiques, des questionnements actuels, apparait une ouverture nécessaire et un enrichissement, en sachant que l’art de notre temps est souvent en relation avec les arts du passé. Les artistes contemporains sont aussi des héritiers de l’histoire.

Si nous partons de l’hypothèse classique que « l’art nous dit toujours quelque chose de notre époque », alors l’art est un bon reflet du temps et des hommes, l’art est un des miroirs de la société. Certes, l’art n’est pas le seul miroir d’un temps : les technologies, les sciences, le droit, les coutumes comportementales et bien d’autres domaines, sont les reflets d’une société considérée, en un temps donné. Mais l’art, et les arts plastiques en particulier, sont parfois un bon raccourci pour atteindre des informations sur « l’esprit d’un temps ». Il semble important de comprendre ce qui se passe autour de nous, de « comprendre notre temps pour être de son temps ». Non qu’il faille oublier ce qui nous précède et le long temps de l’histoire, mais le présent c’est aussi de l’histoire qui se constitue sous nos yeux. Et il est dommage de ne pas participer à l’histoire. L’art contemporain est devenu multiforme et la mondialisation des pensées et des images nous conduisent à regarder ce qui se créer dans de nombreuses parties du monde.

DÉFENSE D’AFFICHER Un graffiti de Banksy de plus de 500000 euros effacé par la mairie !

Rédigé par : La Rédaction in Culture, News, Societe 06/10/2014 23:27 0 6,699 vues
Manifestement, on n’est pas très au fait du travail du peintre-grapheur-réalisateur Banksy du côté de Clacton-on-Sea, charmante bourgade de l’Essex du bord de mer, comme son nom l’indique, ainsi que le relatait The Telegraph la semaine dernière. Pas plus au fait que l’un des murs de la cité balnéaire possédait “son” Banksy sous forme d’un graffiti représentant une hirondelle aux reflets vert et bleu, sur un fil, face à cinq gros pigeons gris brandissant des pancartes hostiles (“Les immigrés ne sont pas les bienvenus !”, “Retourne en Afrique !”, “Pas touche à mes vers !”).
Il a même suffi qu’un habitant de Clacton fasse part de son mécontentement quant au motif et au message du dessin – sans en comprendre le second degré et l’intention de l’artiste qui avait choisi à dessein le lieu et l’endroit pour s’exprimer, Clacton devant selon toute vraisemblance élire le premier député de l’Ukip, le parti anti-européen et xénophobe qui avait raflé 27,5 % des voix lors des dernières élections européennes.
Jugeant à son tour le graph raciste et offensant, la municipalité a fait en sorte de l’effacer, pour ne s’en rendre compte que trop tard de sa bourde, l’œuvre en question étant estimée à hauteur de 400000 livres sterling (un peu plus de 500000 euros), sans compter son attrait auprès des touristes. “Nous ne savions évidemment pas qu’il s’agissait d’un artiste connu, a admis Nigel Brown, porte-parole de la municipalité, jeudi dernier au micro de la BBC. Mais pour être honnête, je crois que nous l’aurions effacé de toute façon.”
Sans se démonter pour autant, le même Nigel Brown a cru bon d’ajouter : “Nous serions évidemment prêts à accueillir un Banksy approprié sur notre front de mer et serions heureux si il revenait à l’avenir.”

 

Lors de cette conférence des oeuves des artistes suivants ont été montrées :

Pour l’affiche il s’agit d’Alexander Kosolapov

Francis Bacon (1909-1992), Grande-Bretagne – Christian Boltanski (1944), France – James Turrel (1943), USA – Ron Mueck (1958), Australie – Stephan Balkenhol (1957), Allemagne – Manolo Valdès (1942), Espagne – Joana Vasconcelos (1971), Portugal – Jeff Koons (1955), USA – Marlene Dumas (1953), Afrique du sud – Shirin Neshat (1957), Iran – Tammam Azzam (1980), Syrie – Zang Xiaogang (1958), Chin – Yue Minjun (1962), Chine – Fen Zengiie (1968), Chine – Liu Bolin (1973), Chine – Suboth Gupta (1964), Inde – El Anatsui (1944), Ghana et Nigeia – Romuald Azoumé (1962), Bénin – Diadji Diop (1973), Sénégal – Aïda Mulunch (1974), Ethiopie – Omar Victor Diop (1980), Sénégal – Vik Muniz (1961), Brésil – Pablo Reinoso (1955), Argentine – Banksy (vers 1974), Grande-Bretagne – Erik Johanson (1985), Suède – Yago partal (1982), Espagne – Yanik Dusseault (1973), Canada – Fabien Mérelle (1981), France

Vous pourrez aller les voir sur Google images.

Entrée : 10€ –

Moins de 20 ans : GRATUIT

Comme David ABIKER*, croquez l’art contemporain.

https://twitter.com/davidabiker

Abiker MOMA SF

*MOMA de San Francisco (été 2016)

À LIRE

Jean-François MATTÉI : L’art de l’insignifiance ou la mort de l’art

http://www.artefilosofia.com/wp-content/uploads/2016/07/mattei-mort-de-art.pdf

À ÉCOUTER

Michel GUÉRIN : L’art, de l’offre à la demande

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